un projet a 2 milliards dollars pour la banlieue de Dakar

Présenté au salon international de l’immobilier à Cannes, le projet Diamniadio Lake City, incarne la ville nouvelle que rêve de créer le Sénégal à 30 km de sa capitale. Reste encore à trouver 2 milliards de dollars pour la financer. Elle n’est pas passée inaperçue, la présentation du projet «Diamniadio Lake City» au Mipim de Cannes, le salon international de l’immobilier. Ce n’est pas tous les jours qu’un pays africain affiche un programme aussi ambitieux. Alors que la capitale sénégalaise, Dakar, est totalement engorgée, les autorités ont commencé à développer une ville nouvelle baptisée Diamniadio, située à 30 km au sud-ouest de Dakar. Mais pour que cette élégante maquette, véritable vitrine de cette nouvelle ville devienne une réalité, encore faudra-t-il trouver les 2 milliards de dollars nécessaires à son financement. Un objectif loin d’être gagné même si son développement a été confié au développeur Semer Investment Group mêlant capitaux sénégalais et dubaïotes tandis que l’architecture a été confiée au cabinet émirati FSS Consult. La structure toute récente est dirigée depuis trois mois par Diene Marcel Diagne qui a profité du Mipim pour vanter l’attractivité du Sénégal et les projets que le pays a réalisés ces dernières années. Il a également rappelé, au passage, que ce pays est mieux classé (81e) que l’Inde (85e) ou le Brésil (91e) dans le dernier palmarès Forbes des meilleurs endroits pour les affaires. Autoroute, nouvel aéroport et train électrique Mais ce projet soutenu par le président Macky Sall doit surtout incarner sa vision du Sénégal de demain. Dans une très grande zone de 1644 hectares qui doit accueillir à terme 350.000 habitants Diamniadio Lake City serait une vitrine haut de gamme, une ville utopique mêlant harmonieusement toutes les fonctions. On y trouve ainsi quatre immenses hôtels côte à côte (un 3-étoiles, deux 4-étoiles et un 5-étoiles) sans oublier le quartier financier avec ses tours dansantes, le secteur résidentiel mêlant habitations, magasins et cafés ou encore le secteur du divertissement entre centre commercial, bibliothèque nationale et «allée de la mode». Évidemment, les constructions seraient aux plus hauts standards environnementaux et la ville disposerait d’une desserte de transport particulièrement efficace. Sur ce dernier point au moins, les choses sont effectivement déjà avancées. Car si cette ville nouvelle peu sembler éloignée de la capitale, elle est au carrefour des grands axes routiers menant vers l’intérieur du pays, à 15 km du futur aéroport international en construction et dispose d’une ouverture maritime sur la côte atlantique. Une autoroute à péage est déjà en fonction depuis 2013 pour atteindre le centre de Dakar en 20 minutes et le chantier du premier train express régional (TER) électrique reliant 14 stations sur 57 km est annoncé à l’horizon 2019.


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